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Entrevue avec Pascal Boutroy – scénariste-réalisateur

Entrevue avec Pascal Boutroy – scénariste-réalisateur

Après des études en France et à Montréal, Pascal Boutroy travaille pour le CIFEJ, une O.I.N.G. lié à l’UNESCO et l’UNICEF. Il est également critique de cinéma à Montréal. En 1995, il s’établit à Winnipeg et fonde Freeze Frame, le Festival de films pour enfants de tous âges, avec Nicole Matiation. Depuis l’an 2000, Il a écrit et réalisé plus d’une cinquantaine d’émissions de télévision documentaires et éducatives pour de multiples télédiffuseurs (TFO, TV5, Radio-Canada, ARTV, etc.).  Attiré par la fiction, il écrit actuellement des scénarios de longs métrages, tout en continuant à réaliser des documentaires.

Qu’est-ce qui t’a amené à travailler dans l’industrie ?
Je crois que j’ai toujours voulu faire des films, mais j’avais aussi d’autres choses sur ma liste, comme voyager et fonder une famille, entre autres… alors ça m’a pris un peu plus de temps pour entrer dans l’industrie. Par contre, je crois que mes scénarios sont enrichis par mes expériences de vie.  Je manque rarement d’idées pour mes histoires et pour ce qui est des personnages, je n’ai qu’à choisir parmi des gens que j’ai connus.

Il y a-t-il des films ou séries qui ont inspiré ta carrière ?
C’est drôle parce que les films qui t’inspirent ne ressemblent pas forcément ceux que tu écris ou que tu veux faire. Au cinéma : 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, Valmont de Milos Forman, Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais, Mourir à 30 ans de Romain Goupil, Flagrants Délits de Depardon mais aussi L’homme de Rio de Philippe de Broca. À la télé : Twin Peaks a été une révolution, The Avengers (Chapeau melon et bottes de cuir), cuvée 1965 à 1968, The Prisoner (Le prisonnier) avec Patrick McGoohan.

Selon toi, quels sont les atouts du Manitoba pour un cinéaste ?
L’isolement et les infrastructures. L’isolement est un atout parce qu’il permet de développer ses histoires loin des modes des grandes villes, en indépendant. C’est aussi un grand problème, car les décideurs pour le cinéma et la télévision sont ailleurs : à Montréal pour le français. À Toronto et Vancouver pour l’anglais.
Les infrastructures au Manitoba sont proportionnellement surdéveloppées par rapport à la population de la province. On a un crédit d’impôt formidable, des association professionnelles vibrantes, plusieurs producteurs de haut calibre, etc. Cela atteste de la vigueur de la création dans les deux langues au Manitoba.

As-tu une anecdote ou un moment préféré dans ta carrière ?
Un jour, un télédiffuseur m’a avoué que quand il commençait une de mes émissions ou un film que j’avais fait, il ne pouvait pas s’empêcher de le terminer. Rien n’aurait pu me faire plus plaisir.

Il y a t-il une citation ou un proverbe qui définit ton style de vie ?
Pas du tout, mais la dernière citation que j’ai lue et qui ma fait rire est la suivante :
« La vie est une tornade de merde, dans laquelle l’art est notre seul parapluie ». du grand écrivain péruvien Mario Vargas Llosa.

Que-ce que tu aimes faire quand tu n’es pas en train de travailler ?
Faire des activités qui en apparence n’ont rien à voir avec ma carrière mais qui réellement l’alimentent : lire, visiter des musées de peinture, voyager, parler espagnol, aller au cinéma, bien manger, passer du temps en famille, regarder jouer l’équipe de football (soccer) de Barcelone à la télé et faire du sport pour dissiper l’anxiété de l’écrivain.

Pour en apprendre plus sur Pascal Boutroy, lisez sa filmmographie sur le site du FRIC en cliquant ici et visionnez son entrevue sur le site de la FCCF en cliquant ici

  • Posted On: 17th May 2013